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Elon Musk sème le chaos chez Twitter : toutes les infos en direct

Rachète, ne rachètera pas, rachètera peut-être, a racheté. Telle une girouette libertaire plantée au sommet d’une colline venteuse de la tech, Elon Musk a changé d’avis presque aussi souvent que de chemise dans le rachat de Twitter. Maintenant que l’acte est consommé, l’histoire ne s’arrête pas pour autant.

Ca a été un des feuilletons tech de l’année 2022 : le pas de deux de Twitter et d’Elon Musk. D’abord entré au capital du site de micro-blogging avec prudence, le fondateur de SpaceX, Elon Musk, avait ensuite mis sur la table, et comme sur un coup de tête, une offre de rachat à environ 44 milliards de dollars. Avant de faire machine arrière et de se lancer dans un long bras de fer, pas toujours de bonne foi, dont l’objectif était l’annulation du rachat.
Jusqu’à ce que, revirement surprenant, Elon Musk veuille finalement bien acheter à nouveau Twitter. La fin d’une histoire mouvementée ? Bien sûr que non. Tout ne fait peut-être même que commencer.
Depuis quelque temps en effet, Elon Musk multiplie les déclarations… Elles sont si nombreuses que nous avons décidé de les reporter comme en « live », parce qu’elles ne méritent pas toutes un article, mais dessinent en tout cas un grand virage dans la destinée d’un des services phare du Web 2.0…

Sommaire

Twitter Argent

Oups, Twitter ne vérifie pas forcément les comptes certifiés

Musk l'avait pourtant promis après le fiasco du lancement initial de Twitter Blue : l'identité de chaque utilisateur payant -donc certifié par le macaron bleu- devait être dûment vérifiée afin d'éviter l'apparition de faux comptes. Apparemment, ce n'est pas (toujours) le cas.

Le journaliste Geoffrey A. Fowler du Washington Post s'est en effet livré à un exercice pour taquiner Elon Musk : il a créé un faux profil pour le sénateur américain John Fetterman (avec son accord). Et son compte payant a en effet bel et bien été validé, sans aucun problème. Fowler a pu ainsi disposer d'un profil au nom de l'homme politique, avec son nom, sa biographie et sa photo... Ainsi qu'évidemment du badge bleu.

Pour parvenir à ses fins, Fowler a dû déjouer les (maigres) mesures de sécurité mises en place par Twitter pour éviter ce genre de situation. Il lui a par exemple fallu attendre une semaine pour obtenir le badge. Il a par ailleurs utilisé un ancien compte (dont il a changé le nom), car l'abonnement à Twitter Blue nécessite un compte d'au moins 90 jours. En revanche, jamais le site ne lui a demandé la moindre preuve de son identité, malgré les dires d'Elon Musk, qui avait évoqué des vérifications « à la main ». Il faut dire qu'avec des effectifs réduits à peau de chagrin, il est possible que ces vérifications se fassent... rapidement.

Pire encore, le faux profil est resté en ligne jusqu'à la publication de l'article dans les colonnes du quotidien américain. Twitter a alors visiblement remarqué la blague, et a enfin suspendu le compte.  Méfiance, donc, avec des profils politiques ou de célébrités qui paraissent être officiels... Un faussaire peut encore se cacher derrière.


Nouvelle vague de licenciements chez Twitter

La nouvelle année commence en fanfare chez Twitter. Et Musk, plutôt discret sur la plate-forme depuis quelques jours, continue en coulisse d'y imprimer sa marque... en coupant toujours davantage dans les dépenses.

D'après The Information, le milliardaire aurait ainsi supprimé 40 emplois supplémentaires ces derniers jours. C'est certes peu face aux milliers d'employés qui ont quitté leur poste à la fin 2022. Mais cette troisième vague de licenciements est tout de même d'importance, car elle tranche dans des effectifs d'une branche de l'entreprise déjà mal en point : la publicité.

Plusieurs ingénieurs spécialisés dans le machine learning ont ainsi fait leurs cartons. Leur mission était pourtant importante : elle consistait à servir les publicités les plus pertinentes aux utilisateurs grâce à l'intelligence artificielle, en fonction de leurs intérêts et leur comportement sur le site. Il ne resterait, du coup, plus que quelques rares spécialistes de la question dans les locaux de San Francisco.

Musk poursuit ici sa stratégie risquée : parier sur un modèle payant plutôt que sur les revenus publicitaires, qui représentaient l'écrasante majorité des revenus du service avant son arrivée. D'après The Information, Twitter ne compterait désormais plus qu'aux alentours de 2000 employés, contre 7500 à la fin 2021. Soit une diminution des effectifs... de 73 %.

 


ElonJet fait son retour sur Twitter, mais retarde volontairement ses tweets

Il est de retour ! Le compte qui a provoqué l'une des plus grandes tempêtes sur Twitter a fait un come back inattendu il y a quelques heures. Mais il y a une petite différence : quand ElonJet indiquait en quasi-temps réel les décollages et atterrissages du jet privé de Musk, ce compte-ci tweete... avec un décalage de 24 heures.

Malin. Jack Sweeney, le concepteur du service, remet ainsi en ligne son outil en se conformant aux nouvelles règles de Twitter, qui interdit de suivre quelqu'un en temps réel... Mais pas 24 heures plus tard !

Petit rappel des faits : Musk a fait supprimer ElonJet de la plate-forme après un drôle de fait divers. Un stalker aurait suivi une voiture dans laquelle se trouvait son fils... et le milliardaire a rejeté la faute sur ce compte. Twitter a dans la foulée instauré une nouvelle règle interdisant la publication de tweets permettant de localiser un individu. Et banni dans le même mouvement de nombreux journalistes qui avaient osé évoquer ElonJet sur leur profil.

ElonJet Delayed va-t-il échapper, cette fois, à la censure ?


Twitter affiche désormais le nombre de vues de chaque tweet

C'était visiblement l'une des priorités d'Elon Musk, qui avait annoncé cette fonction voilà déjà plusieurs jours : les tweets affichent une nouvelle statistique : leur nombre de vues. Un nouveau compteur apparaît désormais sous le message, aux côtés des retweets, réponses et likes.

Musk, qui compare cette nouvelle fonction aux comptages de vues d'une vidéo, explique pourquoi il a souhaité sa mise en place : « Cela montre à quel point Twitter est plus vivant qu'il n'y paraît : plus de 90 % des utilisateurs de Twitter lisent, mais ne tweetent pas, ne répondent pas ou n'aiment pas, car ce sont des actions publiques. » On peut constater que le tweet intégré ci-dessus a été vu aux alentours de 40 millions de fois à l'heure où nous écrivons ces lignes.

À noter tout de même : il était déjà possible de consulter les statistiques de ses propres tweets depuis la page Twitter Analytics. Dorénavant, cette information est accessible à tous. Un geste de Musk envers les annonceurs de la plate-forme, qui ont moyennement goûté ses premières décisions, et qui pourraient obtenir ici un excellent outil de suivi ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
Icône de validation par la communauté

 


Le hacker de génie GeoHot quitte Twitter

La fin prématurée d'un « stage » qui devait durer douze semaines. George Hotz, le célèbre hacker de la PS3 et de l'iPhone rend finalement son tablier avant l'heure. Il l'a annoncé il y a quelques heures : il démissionne de Twitter. « J'ai apprécié cette opportunité, mais je n'aurais pas pu avoir un réel impact là-bas. Par ailleurs, il était triste de voir mon GitHub dépérir. Retour au code ! »

George Hotz prend cette décision après avoir singé le sondage d'Elon Musk. Il avait en effet demandé à ses followers s'il devait ou non quitter son poste, en assurant qu'il se tiendrait au résultat du vote. Ils lui ont clairement indiqué qu'ils préféraient le voir partir.

Cette démission n'est pas tout à fait une surprise. Hotz s'était ému publiquement quelques jours plus tôt de la nouvelle politique (depuis abandonnée) qui interdisait les liens externes vers des réseaux sociaux concurrents. Une règle « absolument ridicule » à ses yeux. Il demandait même à Twitter de bannir son compte, étant donné que sa biographie contenait un lien vers son profil Instagram.

 


Elon Musk confirme qu'il quittera la tête de Twitter (mais pas tout de suite)

Enfin ! Après avoir entretenu le suspens, Elon Musk a enfin réagi au résultat du sondage qu'il avait publié en début de semaine. La question était claire : doit-il ou non rester à la tête de Twitter ? La réponse avait été tout aussi nette, avec une large majorité pour le « non ».

Musk l'annonce par un simple tweet, à sa manière : « Je démissionnerai de mon poste de PDG dès que je trouverai quelqu'un d'assez stupide pour accepter le poste ! Ensuite, je me contenterai de diriger les équipes logiciels et serveurs. » 

Reste que cette maigre déclaration lève de nombreuses questions : d'abord, qui pourrait être suffisamment « stupide » pour reprendre la tête de Twitter ? Musk écrivait il y a deux jours qu'il « n'y avait pas de successeur ». Ensuite, doit-on vraiment croire que le milliardaire se contentera de gérer les  « logiciels et serveurs » comme il l'indique ? Rien n'est moins sûr !


Logos carrés, comptes affiliés : Twitter lance une offre destinée aux entreprises

Vous avez sans doute croisé des comptes aux logos carrés si vous avez fait un tour sur Twitter ce matin. Depuis hier soir, la plate-forme a en effet lancé un nouveau programme à destination des entreprises. Baptisé Blue For Business, il est pour l'instant à l'essai auprès de quelques comptes notables. Mais Twitter compte le proposer à l'avenir à toutes les entreprises qui le souhaitent, selon la cheffe produit Esther Crawford.

Blue For Business ne se contente pas d'appliquer un logo carré aux comptes professionnels. Il permet également de créer des comptes affiliés, ceux des salariés, par exemple. L'individu bénéficie alors d'un badge bleu ainsi que d'une version miniature du logo de l'entreprise.  On peut d'ailleurs le voir sur le tweet de Crawford intégré plus haut.

Twitter n'a pour l'instant pas dévoilé de tarif pour cette offre, mais il est certain qu'elle sera à terme payante. Et pourrait représenter une nouvelle source de revenus importante pour le réseau social.


Musk conteste (discrètement) les résultats de son propre sondage

Elon Musk va-t-il quitter son poste de grand chef de Twitter ? Hier, le milliardaire a publié un sondage avec une question claire : « Dois-je quitter la tête de Twitter ? » Et avait promis de reconnaître le résultat de ce vote. Or, il est sans appel : 57,5 % des visiteurs de son profil ont préféré... qu'il parte.

Depuis, Musk n'a pas réagi… Ou presque. Discrètement, en réponse à un tweet, il remet sur le tapis un sujet qu'il avait un peu abandonné ces dernières semaines : les bots. Au twitto qui se demande si le sondage n'a pas été truqué, il répond simplement « intéressant », comme s'il validait cette théorie. Musk a pourtant désormais toutes les cartes en main pour défaire une éventuelle attaque de robots !

Ce n'est pas tout : sans doute déçu par le résultat, Musk indique aussi que Twitter va opérer un changement dans le fonctionnement des sondages. Répondant à un autre membre du réseau, il indique qu'à l'avenir, Twitter réservera la possibilité de voter aux seuls abonnés payants. Il sera effectivement beaucoup plus simple pour lui d'obtenir des résultats qui lui sont plus favorables...

Musk va-t-il officiellement contester les résultat du vote ? La suite au prochain épisode...


Elon Musk demande à ses abonnés s'il doit rester patron de Twitter

« Dois-je quitter la tête de Twitter ? Je m'en tiendrai aux résultats de ce sondage. » Dans un tweet publié à la suite du scandale provoqué par l'introduction d'une nouvelle politique (voir ci-dessous), Elon Musk fait une demande claire à sa communauté : doit-il quitter ses fonctions, ou rester aux commandes du site, malgré ses nombreux faux pas ?

Le résultat est pour le moment sans appel : avec 57,5 % de « oui », les internautes ont, semble-t-il, fait leur choix. Mais le milliardaire prévient : « comme le dit le dicton, faites attention à ce que vous souhaitez, car vous pourriez l'obtenir ». Bizarre, bizarre.


Twitter crée, puis enterre une règle interdisant la promotion d'autres plates-formes

C'est la petite histoire d'une nouvelle règle Twitter qui n'a tenu que quelques heures. Hier, alors que la finale de la coupe du Monde bat son plein, Twitter annonce qu'il est à présent interdit de faire la promotion de certains réseaux sociaux concurrents sur la plate-forme.

« Nous savons que de nombreux utilisateurs de Twitter sont aussi actifs sur d'autres plates-formes sociales. Cependant, nous n'accepterons dorénavant plus la promotion de certaines plates-formes sociales sur Twitter » pouvait-on lire sur le fil du compte Twitter Support. Une page avait même été créée pour préciser les nouvelles mesures. Elle indiquait qu'il était désormais interdit de créer des tweets pointant vers Facebook, Instagram, Mastodon, ou encore Tribel, Post ou Nostr. Elle prohibait aussi l'usage d'agrégateurs de liens comme linktr.ee, pourtant très populaires. Les sanctions pouvaient aller de la simple suppression d'un tweet au bannissement permanent d'un compte.

Une mesure radicale, qui fait sans doute écho au bannissement temporaire de la journaliste du Washington Post Taylor Laurenz. Elle avait publié plus tôt un tweet incitant ses followers à la suivre sur une foule de réseaux sociaux.

Ces nouvelles interdictions ont immédiatement provoqué un tollé énorme, à juste titre : jamais un réseau social n'avait pris de telles mesures.

Visiblement, la critique a vite atteint les oreilles d'Elon Musk, pourtant bien occupé à regarder le match France Argentine. Quelques heures seulement après la publication des tweets et de la page décrivant la nouvelle politique, l'entreprise fait machine arrière... et supprime tout. Elon Musk s'excuse en un tweet : « À partir de maintenant, il y aura un vote pour les changements majeurs de politique. Mes excuses. Cela n'arrivera plus. » 

De fait, Twitter a publié un sondage pour valider, ou non, ces nouvelles interdictions. Le résultat est pour l'instant sans appel :  une écrasante majorité des votants s'y opposent.

Twitter fait machine arrière, mais n'est pas entièrement revenu sur sa politique de blocage de certains concurrents. À l'heure actuelle, il est toujours impossible de poster le moindre tweet pointant vers Mastodon.


Twitter bannit les comptes de journalistes critiques d'Elon Musk

Toujours plus loin. Cette nuit, Musk n'a pas seulement banni les liens vers son petit concurrent Mastodon. Il a aussi suspendu plusieurs comptes de journalistes américains célèbres. Leur point commun ? Tous écrivent à propos de Twitter et des affaires du milliardaire, ce qui, visiblement, ne lui plait pas. Les comptes de Ryan Mac du New York Times, mais aussi de Drew Harwell, du Washington Post, ou encore d'Aaron Rupar, très populaire sur la plate-forme, ont ainsi été coupés. Tous auraient « violé les règles de Twitter ».

Visiblement, Musk s'est attaqué à ces journalistes parce qu'ils avaient relayé « l'affaire » ElonJet, ce compte banni plus tôt dans la semaine pour avoir publié les déplacements du jet privé de Musk. La direction de Twitter avait alors modifié les règles de la plate-forme pour interdire le partage en temps réel de la position d'un individu (lire plus bas).

Le problème, c'est que les journalistes en question ne semblent pas avoir enfreint ces règles : ils ont simplement fait leur travail. Un Twitter Space dans lequel Musk est rapidement intervenu il y a quelques heures éclaire un peu cette situation. Selon Musk, une simple mention vers le compte (désormais banni) ElonJet s'apparente, pour lui, à un partage de cette position. Ce qui est bien évidemment faux, ce qui lui ont fait remarquer certains participants à cette conversation... Qui a été par ailleurs coupée brusquement une fois Musk parti.

« Me critiquer toute la journée est acceptable, mais doxxer ma position en temps réel et mettre ma famille en danger ne l'est pas » a précisé le milliardaire dans un autre tweet. Il fait là référence à l'étrange fait divers qu'il a rapporté hier : un individu louche aurait poursuivi la voiture dans laquelle se trouvait son fils, dans les rues de Los Angeles.


Elon Musk change les règles de Twitter parce qu'un compte l'ennuyait

On vous le disait hier : le compte ElonJet, qui suivait à la trace les déplacements de l'avion privé de Musk, a été suspendu de façon permanente. L'affaire a pris un tout autre tournant ces dernières heures. Car la direction de Twitter a également banni de la plate-forme le compte de Jack Sweeney, son créateur, sans autre forme de procès.

Mais Musk est allé beaucoup plus loin afin de cacher au plus grand nombre les mouvements de son jet privé. Le chantre de la liberté d'expression absolue a carrément instauré une nouvelle règle sur la plate-forme. Ainsi, il est désormais interdit de partager via un tweet la localisation de quelqu'un. Le compte Twitter Safety a d'ailleurs publié un fil à ce sujet « Quand quelqu'un partage la localisation d'un individu sur Twitter, il y a un risque de dommages physiques. À partir de maintenant, nous supprimerons les tweets qui partagent ce genre d'informations, et les comptes dédiés à cette activité seront suspendus ».

Ne soyons pas dupes : la volonté de Twitter n'est pas ici de protéger les internautes. Cette règle a clairement été instaurée pour justifier le bannissement d'ElonJet... et d'autres comptes similaires. D'après un comptage du New York Times, Twitter a procédé à la suppression de 25 comptes dédiés au suivi d'avions de milliardaires.

Il y a quelques heures, Musk a justifié sa décision en publiant une drôle de vidéo censée présenter un individu menaçant à bord d'une voiture. « La nuit dernière, une voiture transportant le petit X (surnom du fils d'Elon Musk, ndlr) a été poursuivi par un stalker fou, qui a plus tard empêché la voiture de bouger et est monté sur le capot. » La vidéo, tournée au smartphone, présente un homme masqué avant de s'attarder sur la plaque d'immatriculation de la voiture.

La suite du tweet est plus problématique. Musk associe en effet ce fait divers à l'activité d'ElonJet et de Jack Sweeney, et annonce du coup l'attaquer en justice.  On rappelle que Jack Sweeney n'a rien d'un pirate qui aurait récupéré les informations de vol de l'avion de Musk en douce. Il a simplement créé un bot qui mettait en forme des données accessibles librement.


Le compte ElonJet banni par Twitter !

Elon Musk aime la liberté d'expression... sauf quand des gens s'intéressent de trop près à sa petite personne. Le compte ElonJet, qui suivait à la trace les déplacements du jet privé du milliardaire, vient d'être suspendu de façon permanente par Twitter.

Les tweets ne sont plus accessibles et son créateur, Jack Sweeney a confirmé le permaban : 

Il y a quelques jours (voir plus bas), Sweeney avait déjà remarqué qu'ElonJet avait été shadowbanned : il n'apparaissait notamment plus dans les résultats de recherche. Mais les limitations avaient été rapidement levées.

Cette suppression de compte va à l'encontre de bien des principes que Musk semblait pourtant défendre depuis qu'il a débarqué chez Twitter, spécifiquement une liberté d'expression « absolue ».  Il avait même pris l'exemple d'ElonJet début novembre pour montrer sa détermination : « Mon engagement envers la liberté d'expression va même jusqu'à ne pas interdire le compte qui suit mon avion, même si cela représente un risque direct pour la sécurité personnelle » avait-il tweeté à l'époque.

Visiblement, il a changé d'avis. Rappelons toutefois que les informations publiées par le compte ElonJet étaient publiques et accessibles à tous. Pour suivre les (innombrables) déplacements d'Elon Musk en jet privé, Sweeney propose désormais de suivre ElonJet sur Facebook... ou Telegram.


Musk est un squatteur : il ne paie plus le loyer du siège de Twitter

Réduction des coûts à tous les niveaux ! D'après le New York Times, Musk n'en a pas fini avec les coupes budgétaires. Nouvel exemple en date : il aurait tout simplement cessé de payer le loyer de l'impressionnant siège de Twitter, situé en plein cœur de San Francisco. Le quotidien américain explique que la nouvelle direction aurait fait de même pour l'ensemble des locaux internationaux de l'entreprise.

Et les économies ne s'arrêtent pas là. Toujours selon le New York Times, la nouvelle équipe dirigeante, qui a divisé les effectifs de l'entreprise par deux, réfléchirait aussi à ne pas payer les indemnités promises aux employés licenciés ! Elle avait pourtant décidé au préalable d'offrir trois mois de salaires aux partants. Elle hésiterait désormais à sortir le portefeuille, quitte à subir des poursuites judiciaires des salariés lésés.


Le plan délirant de Musk pour augmenter les revenus publicitaires de Twitter

Ce sont, encore une fois, les deux journalistes de la newsletter Platformer qui rapportent la nouvelle : Elon Musk, toujours à la recherche de rentabilité, a une nouvelle idée pour améliorer les revenus de la plate-forme : obliger les utilisateurs gratuits à opter pour la publicité personnalisée -donc à tracer leurs faits et gestes. Et ce n'est pas tout : Twitter souhaiterait par ailleurs forcer les non abonnés à activer la localisation, une donnée précieuse pour les annonceurs... Ainsi qu'utiliser leurs numéros de téléphone, renseignés notamment pour les besoins de la double-authentification, à des fins publicitaires.

Ces nouvelles mesures ne concerneraient pas les abonnés à Twitter Blue, l'offre à 8 dollars par mois, tout juste relancée. Musk et ses équipes espèrent ainsi faire d'une pierre deux coups : rendre l'abonnement plus intéressant et augmenter leurs revenus publicitaires sur le dos de chaque utilisateur qui ne paie pas.

Reste qu'un tel plan pose de sérieux problèmes aussi bien techniques que juridiques. Il pourrait, d'abord, se prendre un vrai mur : celui d'Android et iOS, qui laissent, heureusement, chaque utilisateur libre de partager ou non sa localisation pour chaque application installée. iOS va par ailleurs beaucoup plus loin en matière de protection de la vie privée et permet, via l'App Tracking Transparency,de tout bonnement couper le suivi des applications. Twitter ne fait pas exception à cette règle.

Si ces nouvelles mesures voient le jour, elles pourraient en outre aller à l'encontre du règlement européen sur la protection des données (RGPD), particulièrement restrictif en la matière.

Ces mesures choc sont à rapprocher du contexte publicitaire actuel compliqué pour Twitter. La nouvelle politique de modération de Musk et le retour de comptes pour le moins problématiques a fait fuir les annonceurs de la plate-forme. Un rapport récent montrait que 50 des 100 plus grands annonceurs avaient déjà quitté le navire.


Twitter a-t-il voulu masquer le compte qui suit à la trace le jet d'Elon Musk ?

Elon Musk, chantre de la liberté d'expression absolue... ne semble pas pour autant fan des comptes Twitter qui scrutent ses activités. Le compte ElonJet -qui suit à la trace les déplacements du jet privé du milliardaire- aurait ainsi été shadowban durant plusieurs jours, à la suite d'une décision de la nouvelle direction. C'est son créateur, Jack Sweeney, qui l'a révélé, après avoir obtenu des messages internes d'un employé évidemment anonyme. Il a notamment publié une capture d'écran d'un message Slack signé de la nouvelle patronne de la modération, Ella Irwin. Qui demande à ses équipes d'appliquer un « haut filtrage de visibilité » sur le compte ElonJet. Certains internautes avaient en effet remarqué qu'il n'était plus possible de trouver le compte par le biais d'une recherche Twitter.

Reste qu'à l'heure actuelle, ElonJet apparaît bien dans les recherches Twitter et ne semble plus faire l'objet d'aucune limitation. D'après Sweeney, elles auraient été levées après la publication des tweets incriminants.

Le compte ElonJet est en tout cas depuis longtemps dans le viseur de Musk. Devant son succès grandissant, il avait en effet tenté de le faire disparaître en payant Sweeney 5000 $. Ce dernier avait refusé l'offre, car il trouvait Musk bien pingre (il réclamait un zéro en plus). Le deal ne s'est pas fait, et ElonJet est depuis resté en ligne.


Blue is back : Twitter relance son offre payante

Cette fois-ci, c'est peut-être la bonne. Twitter relance aujourd'hui son offre payante Twitter Blue, après l'avoir abandonnée il y a quelques semaines, après d'innombrables problèmes de création de faux comptes. L'offre est toujours proposée à 8 dollars par mois... Mais, pour faire face à la « taxe Apple », elle est plus chère lorsqu'on s'abonne via iOS, à 11 dollars par mois. Cette offre n'est pour l'instant disponible que dans quelques pays anglo-saxons, dont les États-Unis... mais pas encore en France.

Qu'apporte Twitter Blue ? D'abord, évidemment, la fameuse coche bleue. Mais afin d'éviter un nouveau fiasco, une vérification aura lieu avant d'apposer le macaron sur un profil. Tout changement de nom de profil entraînera par ailleurs une disparition temporaire du macaron, le temps d'une nouvelle vérification.

Par ailleurs, Twitter Blue apporte d'autres avantages : l'édition des tweets, un mode lecture, et le téléversement de vidéos en 1080p. D'autres fonctions premium sont prévues, mais pas encore lancées, comme la limitation du nombre de publicités affichées, et la possibilité de publier de plus longues vidéos.

Autre information importante : Twitter profite du nouveau lancement de Blue pour revoir le fonctionnement des comptes « officiels ». Cette mention va disparaître au profit d'une coche dorée pour les entreprises, et d'une coche grise pour les comptes gouvernementaux.


Les Twitter Files font « pschitt »... mais révèlent un secret peu glorieux pour la plate-forme

Ils font actuellement le miel des adeptes de la théorie du complot. Les Twitter Files, ces « révélations » orchestrées par Elon Musk afin de discréditer l'ancienne direction et nous expliquer qu'elle expurgeait les discours conservateurs, en sont à l'épisode deux. Dans un thread publié il y a quelques heures, la journaliste Bari Weiss montre plusieurs captures d'écran censées prouver que Twitter a bel et bien shadowban -autrement dit fait en sorte de masquer discrètement- des comptes proches des milieux ultraconservateurs américains.

On peut en effet y voir des captures d'écran de plusieurs comptes contenant des mentions explicites : « search blacklist » ou « trend blacklist », par exemple. Des mentions qui montrent que Twitter a pris des mesures pour limiter l'accès à certains profils depuis les tendances et au moteur de recherche.

Le problème, c'est que les utilisateurs cités par Weiss, comme Dan Bongino et Charlie Kirk par exemple, sont notamment adeptes de la désinformation et flirtent souvent avec le complotisme. Ce que Twitter -tout au moins jusqu'à une période récente, sanctionnait à juste titre. Des mesures de ce type sont d'ailleurs clairement indiquées dans les pages d'aide de Twitter :  «En cas de signalement ou de détection d'un comportement inapproprié ou d'une manipulation de notre service, nous pouvons prendre des mesures pour limiter la portée des Tweets d'un utilisateur. »

Bref, les scoops de Musk font « pschitt » pour l'instant… Mais on peut toutefois s'inquiéter de voir ainsi des informations potentiellement sensibles publiées de cette manière. Les captures publiées montrent en effet clairement que les comptes « administrateur » de la plate-forme donnent aisément accès à une quantité impressionnante d'information sur un utilisateur. Y compris aux messages privés, comme on peut le voir dans la capture ci-dessous.

Bari Weiss a bien été obligée de préciser qu'elle n'a pas pris elle-même ses captures d'écran : elles lui ont été fournies par la nouvelle directrice de la sécurité de Twitter, Ella Irwin. On peut d'ailleurs voir, en filigrane, son nom dans la capture d'écran. Il n'empêche que ces fuites organisées posent questions quant à la sécurité de nos données personnelles sur la plate-forme.

Cocasse, en tout cas : Elon Musk a monté cette histoire de shadowban en épingle... Alors que c'est exactement son projet pour l'avenir. Dans un tweet du 18 novembre, il indiquait : les « tweets de haine/négatifs seront à l'avenir déboostés et démonétisés [...] Vous ne les trouverez pas à moins de les chercher spécifiquement ».

Du shadowban, en somme.

 


L'offre payante de Twitter un peu moins chère (sauf sur iPhone)

D'après le site The InformationElon Musk réfléchit à faire évoluer le prix de Twitter Blue, la nouvelle offre payante de la plate-forme. Le milliardaire avait dans un premier temps imaginé un tarif de 8 dollars par mois. Celui-ci sera finalement plus bas, fixé à 7 dollars. Pour rappel, Twitter Blue offrira, entre autres avantages, le coche bleu auparavant réservé aux comptes certifiés.

Attention toutefois, le prix ne sera pas le même si vous désirez vous abonner par l'App Store. Car Twitter doit, comme tous les services payants, payer les incontournables 30 % de commission à Apple. Des frais que Musk a choisi de répercuter sur le prix de l'abonnement final, après avoir copieusement râlé contre la politique de la firme de Cupertino (lire plus bas). Twitter Blue coûtera donc 11 dollars en souscrivant par iOS.


Elon Musk et Apple font rapidement la paix

Le spectre d'une guerre entre Apple et Twitter s'éloigne, du moins pour le moment. Le 30 novembre, Elon Musk twittait une vidéo bucolique de l'Apple Park. Une visite du siège d'Apple organisée par Tim Cook, remercié comme il se doit dans le minimessage du milliardaire. Il semble clore une polémique lancée par Musk lui-même il y a quelques jours. Dans une série de tweets, il accusait Apple d'avoir supprimé ses budgets publicitaires sur Twitter, lui reprochait sa commission de 30 % sur chaque achat effectué sur l'App Store, et même de vouloir bannir Twitter de son kiosque.

Tout cela paraît déjà loin. « Nous avons eu une bonne conversation. Entre autres choses, nous avons résolu un malentendu concernant la suppression potentielle de Twitter de l'App Store. Tim a assuré qu'Apple n'avait jamais envisagé de le faire » écrit encore Musk. On devrait donc échapper à un smartphone conçu par les équipes d'Elon Musk (c'est dommage, on aurait aimé voir ça !)

On aurait aussi aimé savoir ce que se sont dit les deux hommes. Apple, la grande muette de la tech, n'a bien entendu pas commenté. Il serait en tout cas fort étonnant que la firme modifie ses règles de modération et de paiement pour les beaux yeux de Musk. En revanche, le milliardaire s'est félicité, durant un Twitter Spaces, de voir Apple « reprendre à 100 % » ses achats d'espaces publicitaires sur Twitter. Ce qui représente un budget colossal, le concepteur de l'iPhone étant historiquement l'un des principaux annonceurs de la plate-forme.

La hache de guerre est enterrée. Mais cela durera-t-il ? La suite au prochain épisode, sans doute au lancement de Twitter Blue, la nouvelle offre payante... maintes fois repoussée.


Pourquoi le torchon brûle entre Elon Musk et Apple

Apple, nouvelle cible du milliardaire propriétaire de Twitter. Musk, qui se débat pour lancer son offre payante, rechigne à payer les 30 % de commission qui reviennent à la Pomme lorsqu’un achat est effectué sur son kiosque.

Après un lancement catastrophique il y a quelques semaines puis son retrait dans la foulée, le nouveau Twitter Blue a -encore une fois- été repoussé. D’après les informations des journalistes de la newsletter Platformer, Elon Musk ne lancera pas tout de suite son offre payante, qui offre un macaron « vérifié » contre un abonnement à 8 dollars par mois.

Musk chercherait en effet le moyen de contourner la commission (de 15 à 30 %) qu’exige Apple sur l’ensemble des paiements effectués via l’App Store. Pas de passe-droit pour l’homme le plus riche du monde : si Twitter désire recruter des abonnés via l’App Store, il lui faudra passer à la caisse.

Oui mais voilà : Musk ne l’entend pas du tout de cette oreille. Depuis quelques jours, il ne cesse de pester -sur Twitter, évidemment- contre les pratiques d’Apple et cette fameuse taxe qu’il va jusqu’à qualifier de « secrète ». Il n’y a pourtant rien de secret dans cette commission, qui existe depuis les débuts de l’App Store et qui a régulièrement été au cœur de l’actualité ces dernières années. Notamment à l’occasion de la passe d’arme entre Apple et Epic Games.

Musk lance aussi des accusations plus graves contre le fabricant des iPhone. Il explique qu’Apple « aurait menacé de retirer Twitter de l’App Store, sans expliquer pourquoi ».

Il y a toutefois une raison évidente, qui pourrait inciter Apple à faire de la sorte : la volonté de Musk se limiter au maximum la modération sur le site. Or, Apple ne plaisante justement pas avec la modération sur l’App Store. Et a déjà forcé plusieurs réseaux sociaux à modifier leurs applications, comme Tumblr ou Discord, par exemple, afin de limiter l’apparition de certains contenus -notamment pornographiques- sur iOS.

Pour Musk, il s’agit plutôt de « censure » de la part d’une entreprise qui serait opposée à « la liberté d’expression ». Il a mis en exergue sur son profil l’exemple d’une application épinglée sur l’App Store.

Et pour cause : elle mettait en avant une vidéo célébrant un « mème » utilisé par les suprémacistes blancs américains, à juste titre interdit sur l’App Store.

Fidèle à son habitude, Apple n’a pas commenté les sorties récentes d’Elon Musk. Mais il est facile de deviner que ses dirigeants n’apprécient pas le cap imposé par le fantasque homme d’affaires. Phil Schiller, grand patron du marketing de la firme de Cupertino, a supprimé son compte Twitter il y a quelques jours. Apple a surtout arrêté, depuis la reprise du site, d’y acheter de l’espace publicitaire, alors qu’il était l’un de ses plus importants clients avant que Musk ne débarque. Ce qui l’a visiblement beaucoup irrité.


Covid-19 : Twitter cesse toute modération, attention aux infox

Est-ce la conséquence des licenciements massifs, qui ont tranché à vif dans les équipes de modération ? Ou est-ce simplement la volonté d'Elon Musk, qui met ici en place sa politique de liberté d'expression absolue ? Toujours est-il que Twitter a mis à jour sa politique vis-à-vis de la désinformation au sujet du coronavirus. Mis à jour, ou plutôt... supprimé. Une page support laconique explique en effet « qu'à partir du 23 novembre 2023, Twitter ne prend plus en compte la politique relative aux informations trompeuses sur la Covid-19 ». 

Une décision qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur la qualité du discours quant à la maladie sur Twitter, qui avait supprimé des milliers de comptes d'intox à son propos depuis les débuts de la pandémie. La plate-forme avait ainsi mis en place un système de strike qui pouvait aller jusqu'à la suspension permanente d'un compte qui, de manière répétée, s'adonnait à la désinformation à propos de la maladie, des traitements ou des vaccins.


Elon Musk croit à plus d'un milliard d'utilisateurs sur Twitter

Il y croit (ou tente de se rassurer !) Dans un tweet, Elon Musk estime que Twitter pourrait dépasser le milliard d'utilisateurs d'ici 12 à 18 mois.

Comment le milliardaire espère-t-il parvenir à faire exploser le nombre d'utilisateurs de Twitter, qui a toujours été à la peine face à d'autres réseaux sociaux depuis sa création ? Musk semble d'abord voir une tendance positive liée à son arrivée et au buzz qu'il nourrit chaque jour. Dans une présentation livrée à ses équipes, il se félicite par exemple de voir Twitter enfin dépasser les 250 millions d'utilisateurs quotidiens. Ainsi que d'un nombre de créations de compte au plus haut de l'histoire du site, avec 2 millions de nouveaux utilisateurs par jour.

Mais il espère aussi faire de Twitter une « super appli » aux fonctions étendues, qui serait en mesure de séduire une clientèle plus large. Dans d'autres slides, il rappelle ainsi les pistes de développement pour ce qu'il appelle « Twitter 2.0 ». Notamment doper la vidéo, mais aussi lancer des messages privés chiffrés, des tweets long format, la vérification payante et un système de paiement.


Les comptes vérifiés de retour le 2 décembre ?

Cette fois, c'est peut-être la bonne. Comme il en a pris l'habitude, c'est en réponse à un tweet qu'Elon Musk annonce le lancement de Twitter Verified pour le 2 décembre. Il précise que les entreprises auront droit à un macaron doré, les comptes de politiques à un macaron gris, et les individus au signe bleu que l'on connaît déjà. Musk a toutefois reculé : il indique aussi que tous les comptes vérifiés devront être authentifiés « à la main » avant de pouvoir arborer le badge. « Ennuyeux, mais nécessaire », ajoute-t-il. Il s'était pourtant refusé à effectuer cela lors du lancement initial, qui avait vite tourné au chaos par absence de vérification.

Nous ne sommes pas à l'abri d'une énième surprise, et il faut donc prendre les propos de Musk avec prudence. Il pourrait bien encore reculer l'arrivée de son offre payante d'ici à vendredi prochain.


Elon Musk déclare une amnistie générale pour les comptes suspendus

Elon Musk va-t-il piloter désormais Twitter à grands coups de sondages ? Après avoir rétabli le compte de Donald Trump de cette manière, il a de nouveau utilisé ce procédé pour initier une « amnistie générale » sur les comptes suspendus, si ceux-ci n'avaient pas enfreint la loi ou étaient utilisés pour diffuser du spam. Sans grande surprise, une large majorité des répondants ont voté « oui ». Musk a donc repris sa locution latine préférée, Vox Populi, Vox Dei, pour sanctionner la décision des visiteurs de son profil. Dès la semaine prochaine, les comptes suspendus vont dont revenir à la vie.

La réinstauration de comptes bannis depuis des années pourrait avoir des conséquences particulièrement néfastes. Musk va-t-il, par exemple, redonner une voix aux trolls, aux cyberharceleurs qui avaient à juste titre été expulsés ? Par ailleurs, il risque avec cette mesure de faire fuir davantage de publicitaires, déjà échaudés par son comportement erratique depuis qu'il est aux commandes de la plate-forme.


Twitter Blue reporté sine die

On l'attendait pour le 29 novembre, il va falloir patienter. Par le biais d'un simple tweet, Elon Musk a repoussé le lancement de sa nouvelle offre payante « jusqu'au moment où nous pourrons stopper l'usurpation d'identité avec une grande confiance ». Il précise qu'il réfléchit à utiliser des codes couleurs différents afin de différencier les macarons d'individus par rapport à ceux d'entreprises.

Musk semble assumer ses erreurs : après avoir lancé la tête la première une offre qu'il a rapidement dû suspendre devant le chaos qu'elle a engendré, le milliardaire semble prendre un peu plus de temps pour éviter une nouvelle catastrophe. « La tactique de l'erreur » a-t-il tweeté juste après.


Elon Musk annonce la fin des licenciements (et embauche un génie)

Est-ce la fin de trois semaines douloureuses, qui auront vu plus de la moitié des effectifs de Twitter prendre la porte ? D'après The Verge, Elon Musk a en tout cas mené une réunion avec l'ensemble des employés hier, afin de signer la fin des licenciements. Et le milliardaire, qui a sans doute vu partir des profils qu'il désirait conserver, ne perd pas de temps... puisqu'il a aussi annoncé que Twitter... allait désormais recruter. Car Musk cherche à renforcer au plus vite les équipes en charge de l'ingénierie et des ventes. « Les personnes qui excellent dans l'écriture de code sont la plus haute priorité » a-t-il lancé durant la réunion, tout en incitant ses équipes à lui conseiller de bons profils.

À l'occasion d'une session de questions-réponses, le nouveau patron a également voulu rassurer ses équipes quant à l'orientation politique qu'il souhaite donner à la plate-forme, qui suscite nombre d'inquiétudes. Non, Musk ne souhaite pas transférer le QG de Twitter au Texas, comme il l'a fait pour Tesla. « Cela accréditerait l'idée que Twitter est passé d'un site marqué à gauche à un site marqué à droite, ce qui n'est pas le cas » a-t-il dit, en ajoutant que son arrivée « n'était pas une prise de contrôle de Twitter par la droite, mais une prise de contrôle modérée de Twitter ».

En attendant ces nouvelles recrues, Musk a déjà embauché une sacrée pointure : Georges Hotz, qui va venir passer quelques semaines au QG de San Francisco pour bidouiller et améliorer le code de la plate-forme. Pour rappel, George Hotz (plus connu sous le pseudonyme de GeoHot à l'époque) fût le premier, à la fin des années 2000, à parvenir à unlocker l'iPhone et ainsi de permettre de l'utiliser sur n'importe quel réseau mobile, à l'âge de 17 ans ! Il est également parvenu, au grand dam de Sony, à jailbreaker la PS3 afin d'y faire tourner les programmes qu'il souhaitait. Ce qui lui vaudra, quelques années plus tard, un retentissant procès.

GeoHot et Musk se connaissent bien : entre deux contrats chez Google, Hotz a passé une tête chez SpaceX. Et alors qu'il travaillait, tout seul dans son coin, à un système de pilotage automatique adaptable à n'importe quel véhicule, il est approché par Musk... Qui lui propose de venir travailler chez Tesla. C'est un refus catégorique : Hotz dit non à ce contrat à plusieurs millions de dollars et lance sa propre entreprise de conduite autonome, comma.ai.

Pourquoi revenir travailler pour Musk maintenant ? Hotz aurait un peu de temps, estimant que le plus gros du travail a été fait sur son système de pilotage automatique pour voitures, désormais compatible avec 200 véhicules différents. Dans une interview à TechCrunch, il dit être « bon en temps de guerre » et c'est bien le climat qui règne chez Twitter actuellement.


Le patron de Twitter France quitte lui aussi la boutique

Que va-t-il rester de Twitter en France ? Pas son boss, en tout cas. Damien Viel, qui dirige la filiale hexagonale du réseau social depuis 2015, a annoncé hier son départ. Sur Twitter, évidemment.


Musk signe le retour de Trump (et d'autres comptes problématiques)

Le compte de Donald Trump est de nouveau visible sur Twitter. L'ancien Président américain, qui avait été banni à vie par l'ancienne direction du site après l'assaut du Capitole par ses partisans, peut remercier Elon Musk. Qui a simplement lancé un sondage sur son profil et fait voter ses lecteurs pour décider de son sort. Sans grande surprise, ils ont majoritairement voté pour la réinstauration du profil.

Chacun jugera de la méthode. Musk, qui a repris l'expression latine Vox Populi, Vox Dei pour sanctionner le fait que le compte de Trump allait être rétabli, semble en tout cas s'éloigner de ses belles promesses d'il y a quelques jours. Pour rappel, afin, notamment, de rassurer des annonceurs anxieux, il avait annoncé qu'aucun compte problématique ne serait rétabli avant l'établissement d'un conseil de modération indépendant.

Las ! Outre le compte de Trump, Musk a aussi rétabli celui de Kanye West, suspendu pour des propos clairement antisémites il y a quelques semaines. Et cette fois-ci, sans sondage.

Des méthodes qui ont extrêmement déplu à Jonathan Greenblatt, qui dirige l'Anti-Defamation League, une organisation qui lutte contre l'antisémitisme et l'extrémisme.

« Qu'Elon Musk fasse revenir Donald Trump sur Twitter après un bref sondage montre qu'il n'est pas du tout sérieux quant à la protection de la plate-forme contre la haine, le harcèlement et la désinformation » a-t-il tweeté.

Greenblaat est à l'évidence surpris de cet énième revirement du nouveau patron de la plate-forme. Musk l'avait pourtant rassuré lors d'une réunion le premier novembre, durant laquelle il avait promis de ne rétablir aucun compte avant la formation de ce fameux conseil.

La réponse laconique de Musk à ces interrogations légitimes ? « Hey, arrêtez de me diffamer ».

 


L'astuce de Musk pour sécuriser Twitter Blue est toute simple

Malin (ou pas). Elon Musk prépare le grand retour de Twitter Blue, arrêté quelques heures seulement après son lancement à cause d'innombrables imitations de comptes. Prévue pour faire son grand retour le 29 novembre, la nouvelle offre payante sera « solide comme un roc » d'après le milliardaire.

Afin d'éviter le réitérer le désastre, les équipes de Musk ont pris une décision simple, que l'on peut découvrir sur une page de support : pour s'inscrire à la nouvelle offre et recevoir le fameux macaron bleu, il faudra disposer d'un compte qui a au moins 90 jours d'existence. Il sera donc impossible de créer un compte et d'immédiatement récupérer le badge. En complément, Twitter a relancé le badge « Officiel » qui distingue certains comptes de médias, entreprises ou personnalités.

Un délai de 90 jours suffira-t-il éviter une nouvelle débâcle ? Réponse le 29 novembre...


Des centaines d'employés claquent la porte, Musk s'en amuse

Ça ne s'arrange pas. L'ultimatum posé il y a quelques jours par Elon Musk aux équipes de Twitter n'a visiblement pas eu l'effet escompté. Des centaines d'employés ont en effet décidé de quitter l'entreprise plutôt que de suivre la nouvelle culture hardcore que Musk souhaite imposer. L'hémorragie est telle que de nombreux internautes y voient même la fin de Twitter. Le hashtag #RipTwitter est ainsi l'un des plus populaires du moment, et source d'un nombre de mèmes impressionnant.

Cette situation chaotique ne semble toutefois pas effrayer Elon Musk, qui a, lui aussi, publié plusieurs messages ironiques sur cette situation improbable. Il s'est notamment vanté à plusieurs reprises que l'usage de Twitter n'avait jamais été aussi élevé.

Mais il a également balayé d'un tweet les doutes quant à une éventuelle fermeture du site après tous ces départs. « Les meilleurs restent, donc je ne suis pas super inquiet » a-t-il notamment écrit en réponse à un utilisateur.

Mais le milliardaire est-il vraiment confiant ? Pas si sûr. Selon Zoë Schiffer de Platformer, il a fait fermer les locaux aujourd'hui et temporairement désactivé l'ensemble des badges. Par crainte d'un sabotage ? Bizarre. Parmi les départs, on compte en tout cas de nombreux employés clés, comme les responsables du nouveau Twitter Blue et des responsables de l'infrastructure, toujours selon Schiffer.

Le dernier tweet d'Elon Musk ? Une mise en scène de la tombe de Twitter.

 


Twitter 2.0 : Elon Musk pose un ultimatum à ses équipes

Restez et travaillez dur, ou partez. Voilà, en substance, le contenu du mail qu'Elon Musk a adressé aux équipes de Twitter il y a quelques heures, selon le Washington Post.

La missive est une forme d'officialisation par le milliardaire de la culture d'entreprise qu'il souhaite désormais voir à l'œuvre. « Le nouveau Twitter », comme il l'appelle, va nécessiter « de longues heures de travail à haute intensité ». Et, grand seigneur, il laisse aux employés de l'entreprise un choix à faire : adopter cette nouvelle culture « hardcore » ou quitter Twitter. « Si vous êtes certain de vouloir faire partie du nouveau Twitter, merci de cliquer sur "oui" dans le lien ci-dessous » indique le mail. A défaut de réponse positive, les employés seront remerciés, avec trois mois de salaire pour indemnité de départ.

Ce mail a été envoyé après plusieurs licenciements qui ont fait grand bruit. Notamment celui d'Eric Frohnoefer, un ingénieur qui a ce week-end publiquement mouché Musk sur un point technique. Cela a profondément déplu au milliardaire, qui l'a licencié dans la foulée. Tout comme d'autres employés qui ont critiqué sa personne ou ses décisions par le biais de messages Slack ou par mini messages.

Voilà ce qui explique sans doute cet ultimatum, avec lequel Musk cherche clairement à trier les employés pour ne garder que ceux qui lui sont fidèles.


Twitter Blue : bientôt un nouveau départ pour l'offre controversée d'Elon Musk

Arrêté en catastrophe en fin de semaine dernière après d'innombrables créations de faux profils, Twitter Blue fera son come back le 29 novembre. Elon Musk l'a annoncé il y a quelques heures via son profil Twitter : promis, l'offre payante à 8 dollars par mois sera cette fois « solide comme un roc ».

On ne sait comment Musk compte limiter les dérives qui ont instantanément plombé le premier lancement de son offre. Mais après avoir « tué  » le nouveau badge « Officiel » quelques heures après sa création (voir plus bas), Musk a fait marche arrière. Car le nouveau macaron gris, qui distingue des comptes notables et sûrs de marques, médias ou personnalités de renom, a fait une réapparition soudaine il y a peu.

Musk a par ailleurs confirmé que les anciens comptes certifiés devraient tous passer à la caisse s'ils veulent continuer à profiter de leur signe distinctif. En réponse à un twitto, il a indiqué que « tous les anciens badges bleus seront supprimés dans les mois qui viennent ».


De mieux en mieux : Twitter licencie 4400 prestataires sans les prévenir

La purge continue. Ce week-end, le très bien informé Casey Newton, qui édite la newsletter Platformer a eu vent d'une nouvelle vague de licenciements particulièrement violente. D'après une source interne, Twitter a donc viré aux alentours de 4400 prestataires, sur les 5500 qu'il compte. Pire, les équipes de Musk l'ont fait sans même les prévenir. Ces employés externes ont ainsi pour certains appris leur licenciement en lisant les tweets de Newton, puis en tentant de se connecter sur Slack, dont leur accès avait été coupé !

D'aucuns se sont étonnés du nombre élevé de prestataires travaillant pour le site. Parmi ceux-ci, il a toutefois une armée de modérateurs, indispensables à la santé d'une plate-forme comme Twitter, sur laquelle 40 millions de tweets toutes les heures sont publiés. Notamment afin d'éviter les contenus problématiques, comme les discours haineux, la désinformation et la pornographie enfantine. Avec des milliers de modérateurs sur le carreau, on peut craindre un déferlement de contenus problématiques sur la plate-forme.

 


Elon Musk n'exclut pas la faillite de Twitter

Lors d'une réunion organisée avec ses employés, Elon Musk a levé un tabou. Le milliardaire n'exclut pas la faillite de Twitter, révèlent plusieurs sources proches de l'entreprise. Un compte rendu de l'échange a été relayé par des journalistes de Platformer, citant des sources présentes lors de l'entretien.

« Il est possible que nous soyons en flux de trésorerie déficitaire de plusieurs milliards », déclare Elon Musk dans des messages entre employés consultés par l’AFP.

Le discours d'Elon Musk avait vraisemblablement pour but de motiver les troupes. Le patron de Twitter a encouragé ses employés à tout donner pour redresser la pente de l'entreprise.

En parallèle, il s'avère que plusieurs responsables ont quitté le navire. Jeudi 10 novembre, Damien Kieran, responsable de la confidentialité des données, et Lea Kissner, responsable de la sécurité de la plate-forme, ont annoncé leur démission. Quelques heures plus tard, Yoel Roth, l'homme en charge de la sûreté du site, a également quitté son poste. Après le rachat, il avait pourtant soutenu publiquement certains des changements décrétés par Elon Musk. Yoel Roth s'est contenté de mettre à jour sa biographie sur Twitter pour annoncer son départ.


Twitter Blue, Paiements, Vidéo : Musk évoque le futur de la plate-forme

Durant une heure hier soir, Elon Musk a échangé avec des représentants de l'industrie de la pub, méfiante depuis le rachat de la plate-forme, afin de tenter de les rassurer. Mais il a surtout donné de nombreuses pistes d'évolution pour le site. Vidéo, paiements, mais aussi peut-être bientôt une forte pression pour adopter Twitter Blue : on vous dit tout dans cet article. 


Le premier mail d’Elon Musk aux équipes de Twitter : adieu le télétravail

C’est la première fois qu’il prend la plume pour s’adresser aux employés de Twitter, et ce n’est pas pour leur donner de bonnes nouvelles. D’après Bloomberg, Elon Musk a envoyé un mail à ses équipes mercredi soir afin de les préparer « à des temps difficiles », compte tenu du contexte économique.

Il prend ainsi une mesure radicale en signant la fin du télétravail chez Twitter, qui est désormais interdit. Il exige au moins 40 heures de présence par semaine dans les locaux. Les seules exceptions à cette règle devront être approuvées par lui en personne.

C’est un virage à 180 degrés de culture d’entreprise pour Twitter. Début 2022, l’ancien CEO Parag Agrawal avait établi une politique de travail à distance particulièrement favorable aux employés, à l’occasion de la réouverture des bureaux de l’entreprise. La logique, résumée en une phrase, était simple : « Vous travaillerez là où vous pensez que vous serez le plus productif et le plus créatif, y compris si ça doit être chez vous, pour toujours ». Pas sûr, du coup, que les nouvelles règles de Musk soient à leur goût !


C'est fait : Twitter a lancé sa nouvelle offre payante

Presque à l’heure ! Avec quelques jours de retard sur le calendrier prévu par Musk, Twitter a lancé sa nouvelle offre payante, qui offre notamment un badge bleu contre 8 dollars par mois. Un lancement en douceur, comme l’indique Musk dans un tweet : « le déploiement du nouveau Blue est volontairement limité à iOS dans quelques pays, avec peu de promotion. À mesure que nous résoudrons les problèmes, nous l’étendrons au monde entier, sur toutes les plates-formes ».

Le nouveau Twitter Blue n’est donc pas encore disponible en France, mais on peut déjà constater que de nombreux comptes ont souscrit à l’offre et bénéficient désormais du badge « certifié ».

Malgré un lancement discret, Twitter Blue n’a pas échappé aux critiques. Quelques minutes seulement après le déploiement de l’offre, on a vu fleurir de faux comptes « certifiés », comme cette imitation du profil officiel Twitter lancée pour exécuter une arnaque aux cryptomonnaies.

Le journaliste Tom Warren est également tombé sur des faux comptes Nintendo et Valve...

Des tentatives de phishing auxquelles il faudra clairement s’habituer, même si Twitter a rapidement désactivé les comptes en question. Petite astuce : il existe un moyen de savoir si le compte a été certifié par paiement. Il suffit pour cela de cliquer sur le macaron. Musk promet toutefois pour bientôt un moyen plus pratique de les distinguer : « Dans les jours à venir, nous ajouterons de la granularité au badge vérifié, comme l'affiliation organisationnelle et la vérification d'identité » explique-t-il.


Comptes « officiels », une nouvelle fonction Twitter qui n'a duré que quelques heures ?

S'il fallait une preuve supplémentaire du chaos qui règne chez Twitter, la voici. Durant quelques heures aujourd'hui, de nombreux comptes vérifiés (dont celui de 01net, par exemple) ont vu apparaître une nouvelle mention « officiel » dans leur profil, sous le fameux macaron bleu. Comme l'expliquait hier la cheffe produit Esther Crawford (lire plus bas), ce statut était censé différencier les adhérents au nouveau Twitter Blue, qui fournit le badge bleu à tous les abonnés payants, des comptes « vérifiés », notamment de personnalités politiques, d'entreprises, de médias, etc.

Las ! Il y a quelques minutes, la mention « officiel » a disparu... apparemment sur ordre d'Elon Musk. Répondant à un tweet du fameux Youtubeur tech Marques Brownlee, qui s'étonnait de l'apparition puis de la disparition soudaine de ce nouveau statut, le milliardaire a simplement écrit « je viens de le tuer ». Avant de préciser dans un autre tweet sa préférence pour le badge bleu.

Bizarre, bizarre : Twitter a donc mis une fonction en production sans vraiment communiquer, avant de l'abandonner quelques heures plus tard, visiblement sur un coup de tête du grand patron. « Merci de noter que Twitter fera beaucoup de choses stupides dans les prochains mois. Nous garderons ce qui marche et changerons ce qui ne marche pas. » écrit encore Musk, ce qui résume bien la situation confuse qui règne dans sa nouvelle entreprise.

De son côté, bien plus posée, Esther Crawford dément la fin de la mention « officiel » dans les profils. Et tente d'expliciter les propos cryptiques de son patron. « Le label "officiel" fait toujours partie du lancement de Twitter Blue. Mais nous nous concentrons sur les entités commerciales et gouvernementales dans un premier temps. Elon faisait référence au fait que nous n'allons pas donner à des individus le label "officiel" tout de suite ». Le label a cependant disparu de l'ensemble des comptes. Reviendra-t-il ? Rien est moins sûr.

 


Des internautes disent voir les tweets de Musk... même après l'avoir bloqué

Le compte Twitter d'Elon Musk bénéficie-t-il de privilèges uniques qui lui permettent d'outrepasser le blocage d'autres utilisateurs ? C'est en tout cas ce qu'avancent certains twittos depuis quelques jours.

« J'ai entendu des rumeurs selon lesquelles Elon se débloquerait de certains comptes et c'est vrai ! Je l'ai bloqué et masqué depuis cinq ans et désormais, il est juste masqué. C'est le milliardaire le plus caricaturalement pathétique du monde » écrit ainsi la dessinatrice Shannon Horan. Elle est visiblement loin d'être la seule à avoir fait ce constat : on pourrait multiplier les tweets d'utilisateurs surpris de voir le profil du milliardaire dans leur fil alors qu'ils lui avaient coupé le sifflet.

Musk a-t-il activé un mode « Dieu » afin d'outrepasser les règles ? Peut-être, mais mieux vaut ne pas tirer de conclusions trop hâtives. Il pourrait tout simplement s'agir d'un bug ou d'une simple erreur.

 


Les comptes certifiés ne vont pas (complètement) disparaître de Twitter

Quand Elon Musk a dévoilé sa nouvelle offre Twitter Blue, qui offre un macaron bleu contre 8 dollars par mois, beaucoup se sont légitimement posé la question : quid des comptes actuellement certifiés ? Comment les distinguer des simples abonnements payants ?

Visiblement, les équipes d'Elon Musk ont aussi réfléchi à la question. Esther Crawford, directrice produit rescapée des licenciements de masse, a ainsi expliqué dans un thread que certains comptes officiels qui disposent à l'heure actuelle d'un macaron bleu auront droit à un traitement spécifique.

Un nouveau label Officiel va ainsi être mis en place en plus du macaron bleu, comme on peut le voir dans la capture d'écran ci-dessus. Mais attention, il ne sera pas accessible à tous les comptes aujourd'hui certifiés, et non soumis à un abonnement payant. Crawford précise qu'il sera notamment réservé aux comptes de gouvernements, aux entreprises, aux médias et éditeurs importants, ainsi qu'à « certaines figures publiques ». Il devrait ainsi être bien plus exclusif que l'actuelle certification.

La directrice produit a enfin rappelé que la nouvelle offre Twitter Blue ne nécessitait pas de vérification d'identité. À l'avenir, il s'agira donc de se méfier du macaron bleu, qui signifiera simplement que le twitto que vous êtes en train de lire a simplement payé pour le faire apparaître.


Le chaos chez Twitter après les suppressions d'emplois

Twitter semble être totalement désorganisé après les coupes drastiques dans les effectifs imposées par Elon Musk en fin de semaine dernière. Le journaliste Casey Newton, qui révèle par ailleurs un plan pour rendre Twitter payant (voir plus bas) évoque aussi dans sa newsletter Platformer le chaos qui règne actuellement parmi les employés du réseau social.

Une partie d'entre eux serait sur le pont jusqu'à 20 heures par jour afin d'avancer sur les projets les plus importants aux yeux du milliardaire. Soit, en priorité, le lancement de l'offre Twitter Blue. Mais pour les autres, c'est le flou le plus total. Une majorité des employés serait juste « assise là, sans chaîne de commandement, sans priorité, sans organigramme » a expliqué à Newton un membre de l'entreprise. Les salariés ne sauraient même pas dire qui est leur chef, et parfois dans quelle équipe ils travaillent.

Pour tenter de trouver des directives, ils n'ont souvent pas d'autre choix... que de lire les tweets du grand chef. Musk a par exemple durci les règles qui encadrent les comptes parodiques et a décidé de bannir immédiatement les utilisateurs qui en imiteront un autre. Newton explique que les rescapés de l'équipe chargée de l'établissement et du respect des règles de la plate-forme ont découvert cette règle par le biais de son tweet. Et que ses membres se sont attelés, depuis, à l'implémenter.

Musk n'a toujours pas fait la moindre communication aux employés de Twitter.

 


Musk réfléchit à rendre Twitter 100 % payant

Faudra-t-il un jour payer un abonnement pour utiliser Twitter ? Dans une nouvelle note de sa newsletter Platformer, le journaliste Casey Newton révèle que Musk y réfléchit, d'après une source interne qu'il a pu interroger. Musk et son conseiller David Sacks évoqueraient notamment la possibilité d'utiliser Twitter gratuitement pour une durée limitée chaque mois, avant d'exiger un paiement mensuel au-delà d'un certain temps.

Le milliardaire est en effet sur le point de lancer sa nouvelle offre payante Twitter Blue, qui offre, contre 8 dollars par mois, le badge bleu de certification... et d'autres avantages dans un second temps, comme la division par deux du nombre de publicités.

Mais l'équation économique, comme le rappelle Casey Newton, est très fragile. L'offre actuelle de Twitter Blue, qui ne coûte que 5 dollars par mois, peine à trouver preneur, avec seulement 100 000 utilisateurs. Musk fait le pari osé de séduire un nombre bien plus important d'utilisateurs gratuits avec cette nouvelle offre, pourtant bien plus chère !

Toujours d'après Platformer, des employés s'inquiètent aussi de l'idée de Musk de diviser la publicité par deux pour les abonnés Twitter Blue. Car cela représenterait un manque à gagner de 6 dollars par mois et par utilisateur. Si on ajoute à cela la commission d'Apple et de Google sur chaque transaction opérée sur leurs magasins d'applications, le nouveau Twitter Blue pourrait en définitive... coûter plus d'argent qu'il n'en rapporterait.

 

 

 

 


Elon Musk bannit les comptes parodiques qui ne respectent pas les règles

« La comédie est désormais légale sur Twitter »  annonçait fièrement Musk, il y a quelques jours. Des temps qui semblent déjà loin. Probablement vexé de voir plusieurs comptes vérifiés reprendre son nom d'utilisateur pour critiquer ses décisions, comme celui de l'humoriste américaine Kathy Griffin, Musk a pris une décision radicale. Soit bannir de façon permanente les comptes qui en imiteront un autre sans spécifier qu'il s'agit d'une parodie.

Il indique que cette mesure est nécessaire, au moment où Twitter s'apprête à lancer une version mise à jour de Twitter Blue. Pour rappel, cette offre permet, moyennant un paiement de 8 euros par mois, à n'importe quel utilisateur de bénéficier du statut « vérifié » et donc du petit macaron bleu. Cette interdiction d'imitation sera clairement identifiée lors de l'inscription au service, d'après Musk. Qui précise encore que tout changement de nom d'utilisateur d'un compte vérifié entraînera la perte provisoire du précieux symbole.

Pas à un paradoxe près, Musk offre tout de même à Kathy Griffin -qui comptait des centaines de milliers d'abonnés- de revenir sur la plate-forme... à condition qu'elle paie 8 dollars par mois.

 


Oups, Twitter rappelle des employés licenciés trop vite

Voilà qui ne fait pas très sérieux. Après avoir licencié vendredi la moitié environ des employés de Twitter, Elon Musk et la nouvelle équipe dirigeante font machine arrière pour certains d'entre eux. D'après Bloomberg, l'entreprise a contacté des « douzaines d'employés » pour leur demander de revenir. Pour certains parce qu'ils auraient été virés « par erreur ». Dans d'autres cas, la direction aurait finalement réalisé que leur expertise était nécessaire à la conception de nouvelles fonctions que Musk veut vite voir activées.

Le journaliste Casey Newton, qui a lui aussi eu vent de ce retournement de situation, a reproduit un message d'un manager qui a tourné sur les groupes Slack de l'entreprise. Un message qui semble témoigner d'une grande désorganisation.

« Je voulais faire passer le message que nous avons l'opportunité de demander à des employés qui ont été licenciés s'ils souhaitent revenir. J'ai besoin de réunir leurs noms et la justification pour 16 h dimanche ». Ambiance...

 


Elon Musk annonce une chute massive des revenus publicitaires de Twitter

Elon Musk n'est visiblement pas content. Alors que des centaines d'employés de Twitter vont perdre leur emploi, il prend la plume pour... se plaindre. Depuis le changement de direction, Twitter ferait en effet face à une baisse de ses revenus publicitaires, qui représentent 90 % des revenus de la plate-forme. Cette diminution des revenus serait liée, selon Musk, à des « groupes d'activistes faisant pression sur les annonceurs ».  Et ce, « même si rien n'a changé avec la modération du contenu et que nous avons tout fait pour apaiser les activistes. » Qui sont ces activistes ? Musk ne le précise pas, évidemment.

Immédiatement après son entrée en fanfare dans les locaux de Twitter, Musk s'était directement adressé aux annonceurs, par le biais d'un long tweet, afin de tenter de les rassurer : « Il y a eu beaucoup de spéculations sur les raisons pour lesquelles j’ai acheté Twitter et ce que je pense de la publicité. La plupart sont fausses. Twitter ne peut évidemment pas devenir cet endroit infernal ouvert à tout le monde, où tout peut être dit sans la moindre conséquence ». 

Des propos qui n'ont visiblement pas suffi à convaincre les publicitaires. Plusieurs grands noms de la réclame, dont le géant IPG, ont notamment fait une pause dans leurs dépenses sur Twitter, en attendant d'en savoir plus sur les futures règles de modération de la plate-forme. De nombreuses marques ont aussi logiquement pu prendre peur, après le déferlement de discours haineux qui a suivi la prise du contrôle du site par Musk, fervent défenseur d'une liberté d'expression absolue. L'une de ses premières décisions a d'ailleurs été de virer Vijaya Gadde, responsable juridique et de la politique de modération du site.

« C'est vraiment n'importe quoi ! Ils essaient de détruire la liberté d'expression en Amérique » conclut le milliardaire, à deux doigts de verser dans le conspirationnisme.


Les licenciements d'Elon Musk illégaux ? Une action de groupe déjà lancée

Des milliers de licenciements illégaux ? Comme le rapporte Bloomberg, une action de groupe a été lancée jeudi contre Twitter en Californie. La nouvelle direction ne respecterait en effet pas une loi fédérale sur les licenciements de masse. La loi WARN pour Worker Adjustment and Retraining Notification, oblige en effet les grandes entreprises à prévenir leurs salariés 60 jours avant de procéder à de telles suppressions de postes. Et c'est en effet loin d'être le cas, puisque les employés concernés, nombreux, ont été virés du jour au lendemain.

La plainte vise à obliger Twitter à respecter la loi WARN. Mais aussi à empêcher Twitter de leur faire signer des documents qui les empêcheraient ensuite de participer à un recours contre leur ancienne entreprise.


Des centaines d'employés virés par un vulgaire mail : les licenciements ont commencé

Des centaines, voire des milliers d’employés de Twitter brutalement virés par un simple mail. Elon Musk vient de lancer son plan de licenciement de la façon la plus cruelle qui soit. Dans sa première communication à l’ensemble des équipes de Twitter depuis le rachat, publiée par le Washington Post, la nouvelle équipe dirigeante évoque un « difficile processus de réduction de nos effectifs mondiaux ». Et explique que chaque employé recevra aujourd’hui un courrier électronique pour les informer s’ils sont ou non licenciés… via leur adresse mail professionnelle si leur job est conservé, ou personnelle s’ils doivent partir.

Mais bon nombre de salariés sont déjà au courant : l’accès à leur machine où à leur compte mail a déjà été désactivé dans le courant de la nuit, comme le montrent les tweets de nombreux salariés du réseau social, réunis sous le hashtag #OneTeam.

 

« Wow Elon Musk, voici une manière bien merdique de dire à vos salariés qu’ils sont virés. Wow ! » écrit ainsi Marwa Hassan, qui était encore employée il y a quelques heures.

La nouvelle direction n’a pas encore communiqué sur le nombre exact de postes supprimés, mais Musk aurait pris la décision de licencier jusqu’à 50 % des effectifs.

Ces licenciements semblent toucher l’ensemble des services de l’entreprise, et pourraient entraîner des conséquences immédiates. D’après le Washington Post, certains employés sont même inquiets pour le fonctionnement du site, tant les coupes imaginées par Musk sont drastiques. En ce jour très particulier pour Twitter, ses bureaux de San Francisco sont fermés. Par peur de la colère ?


3 700 personnes...

Depuis quelques jours, des bruits couraient. Elon Musk se préparait à licencier jusqu'à 75% des effectifs de Twitter. Il aurait même demandé à certains chefs de service de lister les salariés indispensables... Selon Bloomberg, ce serait 3 700 personnes qui seraient sur le point d'être licenciées par le nouveau patron du site de micro-blogging. Ce qui représenterait environ 50% des effectifs totaux de Twitter. Nouveau rôle pour Elon Musk, celui de « médecin (malgré lui) », prompt à recourir aux saignées...


La certif' à 8 dollars...

« Pas contents ! Pas contents ! » Depuis qu'Elon Musk a annoncé qu'il allait mettre en place un abonnement à 8 dollars par mois, qui donnera accès à Twitter Blue et à la fameuse certification, sorte de Graal des tweetos, le petit monde du micro-blogging tape des pieds et rue dans les brancards. Même l'immense Stephen King s'est fendu d'un post sur Twitter pour signifier que « merci, mais non merci ». Elon Musk maintient malgré tout le cap, parce que la liberté d'expression n'a pas de prix ! Enfin...


A la recherche de nouvelles sources de revenus...

Elon Musk multiplie les idées pour tenter de rentabiliser Twitter (et son investissement ?). Ainsi, les créateurs de contenus pourraient rendre payant l'accès à certaines de leurs vidéos. Une nouvelle manière de remettre sur la table un projet abandonné, celui de monétiser les contenus pornographiques qui sont autorisés sur Twitter.


Un nouveau départ... de nouveaux départs...

Depuis l'arrivée d'Elon Musk à la tête de Twitter, ses déclarations sur la liberté d'expression et ses premières décisions ont d'ores et déjà échaudé de nombreux utilisateurs.trices. Certain.e.s ont pris la décision de partir vers d'autres cieux, vers d'autres plates-formes. Il n'y en a pas des milliers pour l'heure, mais Mastodon, solution open source, aurait gagné jusqu'à 70 000 nouveaux utilisateurs en une journée, après le rachat officiel de Twitter.


« L'oiseau est libre »

Un peu comme un message codé de Radio Londres, Elon Musk a tweeté que « l'oiseau est libre », faisant évidemment référence à l'oiseau qui symbolise Twitter et à sa prise de contrôle, qu'il vit comme une libération, puisque Elon Musk est un libertarien, et pense que son rachat du site de micro-blogging va participer à renforcer la liberté d'expression dans le monde.


Un évier... pour rassurer

Elon Musk est un milliardaire et un geek. Deux raisons de ne pas se refuser le plaisir d'une très bonne blague. Comme celle d'arriver au siège de Twitter avec un évier (sink, en anglais, qui signifie également être assimilé, être accepté quand on écrit sink in) en se faisant filmer pour une vidéo qui sera ensuite postée, sur Twitter, avec le titre : « Entering Twitter HQ - Let that sink in ! ». Un moyen d'alléger un peu l'ambiance quelques jours avant le rachat effectif, alors que des licenciements massifs paraissent de plus en plus probables...



La rédaction de 01net.com
Votre opinion
  1. bosser 20h/jour… mais qui fait ça, sérieusement? ils feraient mieux de planter twitter et d’aller voir ailleurs.

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